Le marché suisse des boissons traverse une transformation silencieuse mais profonde. Il ne s’agit pas simplement d’une évolution des volumes ou d’un changement ponctuel des habitudes. C’est une mutation structurelle du rapport à la consommation, à la qualité et à la durabilité.
L’étude MIS Trend 2025, menée par Univerre Pro Uva SA, auprès de 1’000 personnes entre 25 et 55 ans, en Suisse romande et alémanique à l’automne 2025, apporte un éclairage précis sur cette transformation. Elle analyse non seulement les habitudes de consommation de l’eau, des boissons sucrées, de la bière, du vin et des spiritueux, mais aussi le rôle que joue l’emballage dans la décision d’achat, la perception de la qualité et l’acceptation des innovations.
Les résultats montrent une chose essentielle : l’emballage n’est pas toujours le premier critère de choix, mais il influence fortement la valeur perçue d’un produit.
Des habitudes de consommation contrastées selon les segments
L’eau reste, sans surprise, la boisson la plus consommée au quotidien. Près de 90 % des personnes interrogées déclarent en boire tous les jours ou presque. Il s’agit d’une catégorie stable, peu émotionnelle, où la fonctionnalité prime. Les différences entre sous-groupes sont faibles, si ce n’est que les femmes consomment significativement plus souvent de l’eau quotidiennement que les hommes.
Les boissons sucrées présentent un tout autre profil. Seule une minorité, environ 10%, en consomme tous les jours. Les hommes et les jeunes générations y ont davantage recours, tandis que les femmes et les 55 ans et plus déclarent plus fréquemment ne jamais en consommer. Cette catégorie est clairement influencée par les préoccupations de santé et par des différences générationnelles marquées.
La bière occupe une position intermédiaire. Un peu plus de 70 % des répondants en consomment, avec une forte différence entre hommes et femmes. Contrairement au vin, la bière est davantage liée aux sorties, aux événements et aux contextes festifs. Elle est consommée à domicile, mais aussi largement dans les bars et lors de manifestations. Cette dimension sociale influence fortement la perception des formats d’emballage.
Le vin, quant à lui, reste central dans la culture suisse : près de 90 % des répondants en consomment et un peu plus de la moitié régulièrement. Il est principalement consommé à domicile ou au restaurant. La Suisse romande affiche une fréquence de consommation légèrement plus élevée. Le vin conserve donc une forte légitimité culturelle, même si sa consommation devient plus sélective. Retrouvez plus d’informations sur le blog Focus Vin.
Les spiritueux représentent le segment le plus restreint, avec un peu plus de 20 % de consommateurs réguliers. Ils sont davantage consommés par les hommes et les plus jeunes, principalement dans un cadre privé. Il s’agit d’un segment plus occasionnel, souvent associé à des moments spécifiques plutôt qu’à une consommation régulière.

L’emballage : secondaire en apparence, stratégique en réalité
Lorsqu’on interroge les consommateurs sur l’importance du type d’emballage dans leur décision d’achat, les résultats sont nuancés. Pour un peu plus de 40 % des répondants, l’emballage est au moins « assez important ». En revanche, près de 20 % déclarent qu’il n’a aucune importance.
À première vue, cela pourrait laisser penser que l’emballage joue un rôle marginal. Pourtant, l’analyse approfondie montre que pour les personnes qui y accordent de l’importance, l’emballage influence également fortement la perception de la qualité. Autrement dit, l’emballage agit comme un amplificateur : il renforce la valeur perçue du produit.
Ce que les consommateurs attendent réellement d’un emballage
Indépendamment de la protection du contenu, les attentes vis-à-vis des emballages sont claires. Les aspects environnementaux arrivent largement en tête (36 %), suivis par la maniabilité, le design et la forme.
Les consommateurs souhaitent des emballages recyclables, réutilisables et informatifs. Le design attrayant joue également un rôle important, même si ce critère varie selon l’âge. Seule une petite minorité, environ 8 %, déclare n’attendre rien d’autre que la simple protection du contenu.
L’emballage doit donc être à la fois durable, pratique et esthétiquement cohérent.
Le verre reste la référence écologique
Lorsqu’il est question d’écologie, le verdict est net : plus de trois quarts des répondants considèrent les bouteilles en verre consignées comme l’option la plus respectueuse de l’environnement. Le PET est cité par environ la moitié des personnes interrogées, tandis que les canettes recyclées et les emballages carton (type Tetra Pak) ne convainquent qu’une minorité significative.
Le verre bénéficie donc d’un capital environnemental fort. Cette perception est encore plus marquée en Suisse romande et chez les 55 ans et plus. À l’inverse, les jeunes générations et les consommateurs de bière se montrent un peu plus ouverts aux canettes recyclées.
L’emballage influence-t-il la qualité perçue ?
La réponse est oui et de manière significative.
Au moins la moitié des personnes interrogées estiment que le packaging influence leur perception de la qualité. Cet effet est particulièrement fort pour le vin, où environ 65 % partagent cet avis. Pour la bière, les opinions sont plus partagées (environ 50 %). Les spiritueux se situent entre les deux.
Plus un produit est associé à un positionnement premium, plus l’emballage devient un indicateur de qualité.
Des attentes spécifiques selon les catégories
Pour le vin, les consommateurs attendent avant tout que l’emballage puisse être refermé et qu’il conserve bien le contenu après ouverture. La recyclabilité et la réutilisabilité sont également jugées importantes. Le design distinctif joue un rôle moindre dans l’ensemble, mais il est nettement plus valorisé par les 25–39 ans, qui accordent aussi davantage d’importance au poids de la bouteille.
Pour la bière, la facilité d’ouverture est centrale. La recyclabilité et la réutilisation sont également importantes, tout comme l’utilisation de matériaux recyclés. Les jeunes générations sont plus sensibles au design et au poids, tandis que les 55+ valorisent davantage la réutilisation.
Pour les spiritueux, le type de boisson reste le critère dominant. Le type d’emballage joue un rôle légèrement plus important que pour la bière ou le vin, mais demeure secondaire par rapport à la catégorie elle-même.
Le prix de la durabilité
Un résultat particulièrement stratégique concerne la disposition à payer pour la réutilisabilité.
Pour le vin, parmi les personnes pour lesquelles la réutilisation est importante, une nette majorité serait prête à payer un supplément. Le montant moyen accepté se situe autour de 55 centimes, et près de 30 % accepteraient même 1 franc.
Pour la bière, la disposition à payer est plus faible. La moyenne tourne autour de 35 centimes, et la proportion de personnes refusant tout supplément est plus élevée.
La durabilité peut donc être monétisée, mais plus facilement sur les segments à plus forte valeur perçue.
Les emballages alternatifs : entre rejet et ouverture générationnelle
Les emballages alternatifs rencontrent peu d’adhésion pour le vin. Pour tous les formats proposés, la part de rejet total dépasse la part d’acceptation. Le verre reste clairement dominant.
Pour la bière, la situation est différente. Les canettes sont largement acceptées, et les bouteilles en plastique biodégradable ou en PET bénéficient d’une ouverture partielle.
Les 25–39 ans sont systématiquement les plus ouverts aux innovations, tandis que les 55+ expriment les rejets les plus forts. C’est là que se dessine le risque à moyen et long terme : l’évolution générationnelle pourrait progressivement modifier l’équilibre des formats.
Conclusion : un marché plus sélectif, plus exigeant
L’étude montre que l’emballage n’est pas toujours le premier critère d’achat, mais qu’il influence la qualité perçue, la crédibilité environnementale et la valeur globale du produit.
Le verre conserve aujourd’hui une position forte, particulièrement pour le vin et les spiritueux. La bière apparaît comme le segment le plus ouvert à l’innovation. La durabilité représente une opportunité économique réelle, notamment pour le vin.
Le futur des emballages en Suisse ne dépendra pas uniquement de la technologie ou des matériaux. Il dépendra de la capacité à concilier trois dimensions : performance environnementale, cohérence avec l’image de qualité et adaptation aux attentes générationnelles.
Le marché ne disparaît pas. Il devient plus sélectif. Et dans ce contexte, l’emballage n’est plus simplement un contenant, il devient un levier stratégique.
Les solutions d’Univerre : transformer l’emballage en levier de valeur
L’étude le montre clairement : l’emballage n’est plus un simple contenant. Il influence la perception de la qualité, il incarne la durabilité et il devient un point de contact avec le consommateur.
Dans ce contexte, la question n’est plus seulement « quel matériau utiliser ? », mais « comment activer intelligemment l’emballage pour créer de la valeur ? ».
C’est précisément là que les solutions d’Univerre prennent tout leur sens.
1. Activer la durabilité : le lavage et la réutilisation des bouteilles
Le verre bénéficie d’un capital environnemental extrêmement fort en Suisse. Plus de trois quarts des répondants considèrent les bouteilles en verre consignées comme l’emballage le plus écologique.
Mais l’étude va plus loin : pour le vin, une majorité de consommateurs serait prête à payer un supplément si les bouteilles étaient lavées et réutilisées. Le montant moyen accepté se situe autour de 55 centimes, et près de 30 % accepteraient même 1 CHF supplémentaire.
Cela signifie une chose essentielle : la durabilité peut devenir un levier économique à condition d’être visible, crédible et activée.
Univerre ne se contente pas de proposer du verre. L’entreprise propose :
- des systèmes compatibles avec le réemploi,
- des bouteilles adaptées au lavage industriel,
- une logique d’économie circulaire structurée.
Le lavage et la réutilisation ne sont plus seulement des arguments écologiques. Ils deviennent un outil de différenciation, particulièrement stratégique pour le vin, où l’emballage influence fortement la perception de la qualité (≈ 65 %).
Activer le verre, c’est transformer un avantage structurel en avantage concurrentiel.

2. Se démarquer visuellement : l’impression sur verre
L’étude montre que le design n’est pas le premier critère d’achat… mais il prend une importance croissante chez les jeunes générations.
Les 25–39 ans accordent davantage d’importance :
- à la forme,
- à la couleur,
- au design distinctif,
- à la cohérence visuelle globale.
Dans un marché plus sélectif, où le consommateur compare davantage, l’identité visuelle devient un signal de modernité et de crédibilité.
L’impression directe sur verre permet précisément cela :
- supprimer ou compléter l’étiquette traditionnelle,
- créer un impact premium immédiat,
- renforcer la cohérence entre produit et image,
- différencier en rayon sans modifier le format de bouteille.
Pour le vin et les spiritueux, où la qualité perçue est fortement liée à l’emballage, cette capacité de différenciation visuelle devient stratégique.
Il ne s’agit pas de faire du design pour le design, mais de soutenir la valeur perçue, sans rompre avec les codes de qualité attendus, notamment par les 55+.
3. Innover sans déstabiliser : le Tag NFC
L’étude montre également une fracture générationnelle claire. Les jeunes se montrent plus ouverts aux innovations et aux nouvelles formes d’interaction, tandis que les générations plus âgées rejettent l’innovation lorsqu’elle menace leurs repères de qualité.
L’enjeu n’est donc pas d’innover à tout prix.
L’enjeu est d’innover avec cohérence.
Le Tag NFC intégré à l’emballage permet d’ajouter une dimension digitale sans modifier le format ni la perception matérielle du produit.
Concrètement, il permet de :
- prolonger l’expérience après l’achat,
- raconter l’origine et la démarche durable,
- expliquer le réemploi et le lavage,
- renforcer la transparence,
- créer un lien direct entre producteur et consommateur.
Dans un contexte où l’emballage influence la perception de qualité pour au moins la moitié des consommateurs, le NFC transforme la bouteille en média interactif.
Il devient un outil de relation, de fidélisation et de collecte de données sans altérer la crédibilité du verre.

4. Une réponse segmentée selon les catégories
Les solutions d’Univerre ne sont pas uniformes. Elles s’adaptent aux dynamiques propres à chaque segment.
Pour le vin, où l’attachement au verre est fort et les alternatives peu acceptées, la priorité est :
- d’activer le réemploi,
- de renforcer la valeur perçue,
- d’intégrer une dimension digitale sans rupture.
Pour la bière, où l’acceptation des formats alternatifs est plus élevée, la stratégie peut intégrer :
- des approches différenciantes en design,
- une communication renforcée via le digital.
Pour les spiritueux, segment premium par nature, l’impression sur verre et le NFC renforcent la dimension haut de gamme sans compromettre la perception de qualité.
5. Vendre mieux plutôt que vendre plus
L’étude montre que l’emballage n’est pas le premier critère d’achat, mais qu’il influence la qualité perçue, la crédibilité environnementale et la disposition à payer.
Les solutions d’Univerre répondent précisément à ces trois leviers :
- Durabilité activée → lavage et réutilisation
- Différenciation visible → impression directe sur verre
- Innovation relationnelle → Tag NFC
Dans un marché plus exigeant, où le consommateur sélectionne davantage, l’emballage devient un outil stratégique de création de valeur.




